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| Accueil concours IT > Ils ont choisi le CNRS > Samuel Robert |
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La géographie, vecteur d’interdisciplinarité Institut écologie et environnement (INEE) C’est peut-être parce qu’il est géographe, spécialiste des systèmes d’information géographique (SIG), que Samuel Robert a su trouver sa route sur les chemins détournés qu’il a empruntés pour accéder à la recherche. Jeune titulaire d’un DEA de géographie, il part en Inde, plus précisément à l’Institut français de Pondichéry, dans le cadre d’un projet de recherche en coopération. De retour en France, il propose un projet de thèse mais, faute de financement, c’est finalement vers un Capes d’histoire-géographie qu’il s’oriente. Celui-ci en poche, il enseigne pendant deux ans dans le secondaire avant d’intégrer le CNRS sur concours en 1998.
Le jeune homme passera ensuite par trois laboratoires. D’abord, l’unité mixte de recherche Prodig1 à Paris où là encore il travaille beaucoup en coopération avec les pays du Sud. Puis, après avoir passé deux ans dans un laboratoire privé, il revient au CNRS, cette fois à Nice, au sein de l’unité Espace2. Là, il s’interroge sur l’urbanisation, les usages de l’espace et le paysage en zone côtière méditerranéenne et en profite pour faire sa thèse. « En définissant une méthode inédite de cartographie des espaces présentant une vue sur mer, j’ai pu montrer que dans la zone côtière du Var, des Alpes-Maritimes et des provinces italiennes d’Imperia et de Savona, les espaces soumis à la vue de la mer sont plus de deux fois et demie plus artificialisés que les espaces sans vue. » Un travail qui lui a permis d’entamer des collaborations avec les services d’urbanisme de plusieurs villes des Alpes-Maritimes et qui a même débouché sur le classement de trois sommets collinaires boisés en « espaces naturels sensibles ».
En 2008, Samuel Robert quitte Nice pour rejoindre le laboratoire Eccorev3 à Aix-en-Provence afin d’assurer la mise en oeuvre du premier Observatoire Hommes- Milieux (OHM)4. « Il s’agit d’une démarche innovante en matière de recherche puisque, pour mieux comprendre l’évolution d’un territoire et son environnement, l’OHM met en relation des chercheurs venus de tous horizons, abordant ainsi cette question non plus avec le regard d’une seule discipline mais de plusieurs. Nous faisons travailler des juristes avec des pédologues ou des spécialistes de la santé avec des géochimistes et des anthropologues. Par ailleurs, nous sommes en étroite relation avec les acteurs du territoire. »
Le territoire en question, ici, c’est l’ancien bassin minier de Provence, celui qui s’étend tout autour de la commune de Gardanne et de son ancienne mine de lignite. « La problématique qui se pose à ce territoire, c’est bien sûr la reconversion post-industrielle mais aussi, plus largement, toutes les questions qui ont trait à l’environnement péri-urbain où il y a compétition pour l’espace entre industrie, agriculture et urbanisme. » Intégré au comité de direction de l’Observatoire, Samuel Robert a su rendre cet outil fonctionnel en seulement quelques mois. Pour affiner les procédures de fonctionnement et d’organisation, il a créé la charte de l’OHM, charte qui est aujourd’hui appliquée dans tous les OHM créés depuis. Dans le management de ce dispositif de recherche interdisciplinaire, la formation de géographe de cet homme de 39 ans a été un atout indéniable. « La géographie est, par essence, une discipline intégrative. »
1. Pôle de recherche pour
l’organisation et la diffusion de l’information
géographique.
Source : collection Talents "Cristal du CNRS " - Palmarès 2010 |
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